double points greco kyburz

(photo mark wohlrab)

double points: +

spectacle pour un danseur, 6 musiciens et électronique

composition de hanspeter kyburz

interprété par l’ensemble intercontemporain dirigé par jean deroyer

chorégraphie de emio greco et pieter c. scholten

danse par emio greco

réalisateur en informatique musicale: wolfgang heiniger

captation et interprétation du geste alexis baskind

coproduction ircam / ensemble intercontemporain / festival d’automne.

 

notes de programme

(double points plus) : + est le second volet d’un projet amorcé en 2004 à dortmund par le compositeur suisse hanspeter kyburz et le danseur et chorégraphe italien emio greco. convoquant et imbriquant six musiciens et un danseur, une régie lumière, un dispositif de spatialisation du son, un système vidéo et une partie électronique en direct, cette œuvre véritablement multimédia et interactive scelle la collaboration entre deux créateurs à la fois férus de formalisme et ouverts à l’aléatoire. l’art d’emio greco, qui a reçu une formation classique auprès de william forsythe, impressionne autant par sa rigueur structurelle (dont témoigne une maîtrise corporelle d’une prodigieuse virtuosité) que par sa capacité à y instiller la folie et les débordements.

d’une manière comparable, hanspeter kyburz aime, dans sa musique, partir de structures établies, de cadres modélisés, en particulier au moyen de l’informatique, pour libérer des processus évoluant ensuite de manière apparemment spontanée, organique. dans (double points plus) : +, musique et danse sont en correspondance immédiate, se guidant l’une l’autre. le corps d’emio greco, portant des capteurs, lui permet, par ses mouvements, d’influer sur les hauteurs et les dynamiques des sons électroniques ; à d’autres moments, il réagit librement aux schémas proposés par les instrumentistes.

alternance d’« îlots musicaux » et d’« îlots choréraphiques », la musique et la danse entretiennent un rapport d’étroite coïncidence, avancent de concert, librement et ouvertement, scandant un temps qui n’est autre que celui de la représentation.