malentendu panisello camus

photo de armin bardel

fabian panisello – le malentendu

 

le malentendu: opéra de fabian panisello pour quatre chanteurs, un acteur, musique électronique et orchestre de chambre

livret de juan lucas d’après un texte d’albert camus

réalisation informatique musicale: alexis baskind

coproduction:
cetc teatro colón de buenos aires
warsaw autumm festival
neue oper wien
teatro real
teatros del canal

première:
7 avril 2016, centre expérimental du teatro colón de buenos aires

résumé

martha tient avec sa mère, une femme âgée, un petit hôtel dans un village. jan, le fils de cette dernière et frère de marta, parti du village il y a vingt ans, et n’ayant donné depuis aucune nouvelle, arrive à la pension. il est marié avec maria et demande à sa femme de lui laisser passer seul la première nuit à l’hôtel. marta et sa mère ne le reconnaissent pas de prime abord, et lui ne veut pas se faire connaître tout de suite. son intention est d’aider sa mère, car il a gagné beaucoup d’argent au cours des ans. par ailleurs, depuis longtemps, marta et sa mère, assassinent les clients solitaires arrivant à leur hôtel. elles sévissent, ainsi, depuis plusieurs années, tuant froidement et avec le plus grand naturel. leur but est d’amasser une petite fortune qui leur permette d’abandonner le village pour aller vivre au bord de la mer. chaque fois, elles se disent —en en doutant, d’ailleurs— que ce sera là leur dernier crime. maria, sans nouvelle depuis plusieurs jours, revient chercher son mari…

présentation

le malentendu est un opéra composé par fabián panisello, d’après un texte d’ albert camus, pour quatre chanteurs, un acteur, musique électronique et orchestre de chambre d’une durée d’environ 90 minutes, posant une utilisation ambitieuse et novatrice des rapports entre le texte, la musique électronique, l’amplification sonore, et l’orchestration, le tout étant l’objet d’une intégration extrêmement originale.
cet opéra vise un objectif à plusieurs niveaux : en plus du drame lyrique et musical sous-entendu, il offre un travail tout nouveau sur le langage, sa structure, sa syntaxe, sa prosodie et un traitement hors-texte des mots, et, en outre, les processus dérivant du domaine du langage vers le domaine orchestral ainsi que la forme technique et musicale. par ailleurs, le traitement électro-acoustique offre une lecture et une transformation exhaustives du texte visant à créer une unité parallèle presque autonome, intégrée dans le discours.
cet opéra exige un traitement multimédia car en sus des moyens physiques comme les voix et les instruments conventionnels, il utilise des ressources électro- acoustiques à la haute technologie, microphones de contact, son amplifié tant pour les chanteurs que pour les instruments, et modification du son à l’échelle microscopique. il prévoit également une mise en scène qui incorpore l’utilisation des espaces virtuels moyennant des techniques vidéo de pointe.

le malentendu a été composé à partir de l’adaptation de juan lucas, en respectant au maximum l’original homonyme d’albert camus. il s’agit d’une des pièces les plus célèbres de cet auteur, qui a dédié sa sensibilité et son talent littéraire à la condition humaine dans toute sa richesse, son ambigüité et sa complexité.

cette pièce en trois actes a été écrite en france pendant la seconde guerre mondiale, sous l’occupation allemande. l’action se déroule dans un petit village froid, gris et indéterminé de la vieille europe, qui vient de subir la guerre. le malentendu de camus s’inspire sur des évènements survenus en tchécoslovaquie: deux femmes, propriétaires d’un hôtel, tuaient les clients pour leur voler leur argent et quitter le pays.

casting de la première à buenos aires

direction musicale: walter kobéra
metteur en scène: mariano tenconi blanco
création musique electronique, ingénierie sonore: alexis baskind
solistes et interpretes: piia komsi, soprano (martha) alejandra malvino, mezzo (la mère) leonardo estévez, baryton (jan) natalia salardino, soprano (maria) horacio marassi, (vieux domestique)

ensemble
walter kobéra, chef d’orchestre
patricia da dalt, flûte
federico landaburu, clarinette
daniel crespo, trompette
pablo ahumada, cor d’harmonie
heini schneebeli, trombone
néstor estorello, saxophone
martín centeno, violon
mariano malamud, alto
martín devoto, violoncelle
facundo ordoñez, contrebasse
silvia dabul, keyboard
lucas urdampilleta, piano et keyboard
bruno lo bianco et oscar albrieu roca, percussion

scénographie et costumes: oria puppo
lumières: alejandro le roux
chorégraphie: josefina gorostiza
art vidéo: joaquín aras
coach vocal: diego ruiz
directeur des répétitions: yanina gruden
assistante du directeur musical: natalia salinas
coordinateur de scène et habillage: valeria abuin
assistante de scène et d’habillage: martina nosetto
assistant d’éclairage: javier casielles
assistant d’habillage: césar taibo
technicien vidéo: ivan grigoriev
technicien son: santiago johnson
conseiller musical du metteur en scène: ian shifres
assistante du metteur en scène: belén chaud
production: carolina castro